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Publié le 29 Avril 2017

Bonjour à tous les amis du Musée,

Voici le résumé très bref de cette conférence:

C’est par une visite guidée dans l’église Saint-Vincent que Mme Emera Segarra, historienne de l’Art, a débuté cette rencontre, en nous commentant les peintures murales des chapelles de l’église.

 

 

Après cette visite, nous avons réintégré la salle de conférence des Jacobins, pour entendre parler d’un motif précis de la fresque où Marie apparaît en Vierge Immaculée Conception. En deux questions préliminaires, sujet de son mémoire de recherche, la conférence a débuté.

 

Cette iconographie peut-elle porter et porte-t-elle une connotation immaculiste dans le contexte sanflorain du couvent dominicain ?

 

Quel sens peut avoir un motif traditionnel infâme (un vêtement n’entrant pas dans les critères codifiés de l’époque) lorsqu’il est porté par la Vierge Marie ?

 

 

La conception immaculiste dont la Vierge Marie est souvent parée (Vierge Marie, Immaculée Conception) est une notion qui date du XIIIe siècle et qui a fait beaucoup débat. Elle se caractérise par une réflexion théologique qui propose l’idée d’une rédemption préventive et insiste sur le fait que Marie à été rachetée du péché originel par le Christ lui-même.

 

Il faudra attendre le XIXe siècle, dans la Bulle ineffabilis où sera proclamée la doctrine de la Vierge immaculée, préservée et exempte du péché originel par la grâce de Dieu Tout-Puissant.

 

Cette notion a été défendue ardemment par les moines Franciscains. Les fresques peintes datant du XVe siècle, on peut penser que les moines Dominicains qui étaient possesseurs des lieux avaient assimilés cette notion de Vierge Immaculée (qu’ils ont combattu et nié les siècles précédents) ou qu’ils ont laissé le généreux donateur inscrire sur les murs sa dévotion à la Vierge. Le nom du duc de Berry, est souvent avancé, mais les historiens restent prudents quant à cette attribution possible.

 

La deuxième question portera sur l’habit de la Vierge dont on peut résumer en quelques mots que sa robe à rayures est unique dans ce qui est connue des fresques la représentant.

 

Mme Segarra nous a certifié que la ville de Saint-Flour possédait un trésor.

 

 

 


Ces quelques mots sont bien loin de ce que nous avons entendu et pour les personnes souhaitant approfondir le sujet, ils pourront toujours consulter le mémoire de recherche de Mme Segarra qui sera prochainement déposé aux archives municipales de Saint-Flour. Nous remercions Mme Segarra pour ce moment d'érudition et de découverte.

 

A bientôt, chers amis de la SAMHA

 

 

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Rédigé par Société des Amis du Musée de la Haute Auvergne

Publié dans #Conférences

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Publié le 12 Avril 2017

Bonjour à toutes et à tous,

Si vous n'étiez pas au rendez-vous d'hier soir pour cette conférence, sachez que vous ne pouvez que le regretter, tant Nicole Tamburini a réussi par ses connaissances et sa prestance, nous transmettre sa joie de découvrir ou de redécouvrir des oeuvres essentielles dans l'histoire de l'art du portrait.

Nicole Tamburini diplômée de Science Po et de l'école du Louvre a été au cours de sa carrière plusieurs fois commissaire d'exposition. Elle termine actuellement, le catalogue raisonné d'un artiste peintre, peu connu, Achille Laugé.

Petit détail qui ne gâte rien, vous l'aurez remarqué, elle porte le fameux bijou "Saint-Esprit", typiquement auvergnat qui se transmet dans sa famille depuis plusieurs générations. Le musée de la Haute-Auvergne en possède plusieurs dans ses vitrines.

 


 

Partant du postulat que tout portrait doit être replacé dans son époque d'origine ainsi que son artiste, elle a déroulé, dans un ensemble iconographique, des portraits datant du moyen-âge jusqu'à notre époque.

Au départ, la peinture n'est que religieuse et bénéficie de généreux donateurs. L'artiste n'hésitera pas à insérer dans sa toile ce généreux donateur. Nous ne retiendrons qu'un des tableaux présenté, celui de Jean Van Eyck dans sa représentation de la vierge au Chancelier Rolin (le donateur, c'est l'homme en prière). Tout dans ce tableau n'est que précision et finesse, le visage en tension, les veines apparentes, le détail du vêtement...). Tableau peint vers 1435, musée du Louvre

Voir : http://musee.louvre.fr/oal/viergerolin/indexFR.html

 

 

 

Nous sautons les siècles pour arriver au XVIème avec le portrait d'Erasme par Hans Holbein (1523 - musée du Louvre)

Ce portrait plus académique, de profil, oblige le spectateur à suivre une ligne partant du front  jusqu'à l'écriture, en passant par le nez et le stylo, nous pointant ce qui est essentiel,  les écrits, Erasme étant le grand philosophe humaniste.

Voir : http://www.louvre.fr/oeuvre-notices/erasme

 

En 1594, un tableau anonyme d'influence italienne, montre Gabrielle d'Estrée et sa soeur dans une curieuse posture, drôlatique pour certains, d'un érotisme glacé pour d'autres, mais ne laissant personne indifférent.

Madame Tamburini nous a expliqué le sens politique de ce tableau. Gabrielle d'Estrée est la maîtresse d'Henri IV et lui a déjà donné des enfants, or celui-ci, ne peut en avoir avec sa femme. Comme il compte se séparer officiellement, Gabrielle d'Estrée, par ce tableau lui indique par le pincement du mamelon qu'elle peut fournir du lait (je suis une mère et peut à nouveau le devenir). Dans sa main droite, elle tient une bague (je suis en possibilité de devenir ton épouse). Le message est clair : ...épousez-moi!

Voir : http://www.louvre.fr/oeuvre-notices/portrait-presume-de-gabrielle-d-estrees-et-de-sa-soeur-la-duchesse-de-villars

 

 

Franchissons allégrement les siècles pour nous arrêter au portrait d'Adèle Bloch-Bauer de Gustave Klimt datant de 1907. Inspiré des mosaïques de la Basilique Saint-Vital à Ravenne, Klimt élabore une toile à la gloire de la beauté féminine. L'or en abondance permet au visage, d'une grande finesse, d'attirer et de fixer le regard, créant avec ce tableau une image universelle et intemporelle.

Ce portrait a subit les aléas de la dernière guerre et son histoire mérite une meilleure connaissance que nous vous invitons à découvrir.

Lire : https://ohlescoeurs.wordpress.com/2015/09/02/elle-sappellait-adele-bloch-bauer-la-joconde-de-lautriche-nazie-etait-juive/

 

 

 

 

 

 

Les quatre tableaux décrit ci-dessus ne représentent que l'infime partie de ce qui nous a été donné à voir et à entendre.

Madame Tamburini a su pendant deux heures nous fasciner par un sujet assez traditionnel. Nous la remercions pour ce moment de grande intensité. L'équipe chargée de la programmation a déjà pensé un prochain rendez-vous avec elle , peut-être pour nous parler de son travail sur Achille Laugé.

Chers amis de la SAMHA à très bientôt.

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Rédigé par Société des Amis du Musée de la Haute Auvergne

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Publié le 4 Avril 2017

 

 

 Le portrait : miroir d’une époque

 

 

 

Conférence de Nicole Tamburini

 

St-Four, le mardi 11 avril 2017 à 19h

 

salle des Jacobins

 

 

 

 

Si l’évocation de la figure humaine remonte aux temps les plus reculés, les premières représentations peintes d’une personne ayant existé apparaissent d’abord dans l’art religieux, grâce aux figures des donateurs. C’est au XIV° siècle que le portrait commence à devenir un genre indépendant.

 

Diffuser l’effigie du souverain dans un souci de propagande, célébrer les hauts faits d’un être exceptionnel, affirmer un statut social, témoigner de l’histoire du goût, évoquer la mémoire d’un être cher, absent ou disparu : toutes ces raisons expliquent que le portrait, loin de se limiter à une stricte représentation réaliste des traits du modèle, tende souvent à l’idéaliser ou à en faire le vecteur d’un langage allégorique chargé de symboles.

 

A partir de la seconde moitié du XIX° siècle, la révolution picturale née de l’impressionnisme permet à l’artiste de se détacher de la représentation de la réalité pour interpréter librement son sujet. Le portrait, comme le paysage ou la nature morte, devient alors l’instrument d’une expression artistique indépendante et personnelle.

 

Comme d'habitude, venez nombreux, invitez vos voisins et amis.

 

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Rédigé par Société des Amis du Musée de la Haute Auvergne

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Publié le 24 Mars 2017

 

 

Pour cette soirée Vermeer et malgré le temps (chutes de neige dans la journée), c’est un public nombreux qui est venu à cette conférence.

 

Calquée sur l’exposition parisienne, Mme Pascale Fiszlewicz, conférencière de l’école du Louvre, nous a déroulé une présentation en treize tableaux : la femme à la balance (1665) ; la lettre (1670) ; la lettre interrompue (1667) ; la jeune fille au collier de perles (1665) ; la joueuese de luth (1663) ; deux versions du tableau la jeune fille assise au virginal, la seconde version présentant une simplification du premier dans un rapprochement d’espace ; le géographe (1669) ; l’astronome (1668) ; la dentellière (1670) et la laitière (1659) ; et pour finir ; l’allégorie à la foi catholique (1672)

Il nous a été proposé de suivre le parcours pictural de Vermeer au travers des différentes influences de ses contemporains, peintres et amis (Pieter de Hooch, Gabriel Metsu, Jan Steen) Ainsi, pour le premier tableau, la femme à la balance, nul ne sait qui de Vermeer ou de Pieter de Hooch, peignant la peseuse d’or, a influencé l’autre.

Dans celui de Vermeer, à droite plus bas, la femme pèse des perles pour semble-t-il en faire un collier. Du bout des doigts, elle tient une balance, figeant l’instant dans une recherche d’équilibre des plateaux, elle tourne le dos à un tableau, accroché au mur, représentant le jugement dernier. Révèle-t-elle la vanité de l’activité humaine ? Pèse-t-elle l’âme humaine ? Ce tableau a toujours donné lieu à une multitude d’interprétations.

Le tableau de Pieter de Hooch, au même sujet, sur un fond orangé, semble plus réaliste, dans sa composition médiévale. Sa splendeur n’a cependant pas la même intériorité comparé à celui de Vermeer qui dans sa douceur de ton, met en équilibre (tel la balance) le matériel et le spirituel, le visible et l’invisible.

Retour sur la conférence VERMEER

Nous ne pouvons retracer dans ce blog tout ce qui a pu être montré et dit (2 heures de conférence) mais nous vous proposons quelques tableaux pour vous faire découvrir ou redécouvrir ce qui a été présenté.

Retour sur la conférence VERMEERRetour sur la conférence VERMEER
Retour sur la conférence VERMEERRetour sur la conférence VERMEER
Retour sur la conférence VERMEERRetour sur la conférence VERMEER

Ce qui est étonnant avec cette conférence, décrivant l’exposition parisienne, ce sont des toiles d’artistes pratiquement identiques dans leurs sujets ou compositions qui offrent une possibilité de comparaison entre des styles picturaux différents.

La taille réduite de ces toiles nous impose un regard et une lecture attentive, tant l’élégance et la narration, aux détails miniaturistes, révèlent le génie de ces artistes dont Vemeer reste le maître.

Pour conclure, notre conférencière nous a recommandé de visiter cette exposition qui se tient encore à Paris jusqu’au 22 mai. Elle a été récompensée par des applaudissements à la hauteur de notre satisfaction.


 

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Rédigé par Société des Amis du Musée de la Haute Auvergne

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Publié le 19 Mars 2017

Bonjour à tous les Amis du Musée et autres personnes intéressées par l'Art,

 

A nouveau un rappel pour cette conférence sur un Maître exceptionnel.

 

A défaut de voir l’exposition VERMEER au musée du Louvre, la Société des Amis du Musée de la Haute-Auvergne recevra Pascale Fiszlewicz conférencière nationale pour nous parler de ce fameux Johannes VERMEER, né en 1632 et mort en 1675, peintre de la vie et du quotidien, alimentant notre mémoire collective.

 

Il reste un peintre exceptionnel suspendant le geste, figeant la pose, nourrissant de mystère certaines compositions. Oublié durant des siècles, c’est le XIXème siècle qui en a fait un artiste à la célébrité mondiale.

 

Ses peintures sont en prises directes avec le quotidien. Ce sont souvent des intérieurs de maison, des habitants dans leurs habitudes, des femmes coquettes ou simples mais toujours d’une beauté énigmatique. Ainsi la jeune fille à la perle et la laitière sont devenues des icônes universelles que les détournements publicitaires répétés et pas toujours de bons goûts, nous ont imprimé dans la mémoire.

 

Les scènes de genre nous subjuguent dans leur profondeur poétique tant leur perfection reste formelle et simple. Ces moments de la vie domestique sont œuvres de maturité. Les couleurs dont on dit qu’elles sont inimitables associent l’outremer et le jaune dans une maîtrise sublimant la lumière et l’espace, combinaison identifiable d’un tableau à l’autre.

 

La modestie n’est qu’apparente. Chaque tableau de VERMEER, chaque détails, chaque reflet, chaque étoffe révèlent une minutie et des heures de travail. Il n’existe que trente-sept toiles reconnues dans le monde. Il reste mystérieux, pas de portrait de lui. On ne lui connaît pas de maître ni d’élève, mais il est le grand VERMEER.

 

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Rédigé par Société des Amis du Musée de la Haute Auvergne

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Publié le 15 Mars 2017

Bonjour à tous les amis du musée,
 
La Société des Amis de Musée de la Haute-Auvergne, le Musée de la Haute Auvergne et le Pays d'Art et d'Histoire sont heureux de vous annoncer une conférence sur :
 
 
 
 
 
Vermeer
et les maîtres de la peinture de genre
 
 
 
 
le jeudi 23 mars 2017 à 19h, salle des jacobins à Saint-Flour par Pascale Fiszlewicz, conférencière nationale
 
 
 

D’une maîtrise technique parfaite dans le rendu de la lumière, les peintres hollandais nous offrent une grande leçon de peinture où domine la figure de Vermeer.

Le Musée du Louvre consacre une exposition aux influences et rivalités des Maîtres de la peinture de genre hollandaise de 1650 à 1675. Cette exposition est encore visible jusqu'au 22 mai 2017 au Louvre.
 
La peinture dite « de genre » représente des personnes livrées à leurs occupations quotidiennes. Ces tableaux réalistes contribuent à forger l’identité de la toute jeune nation hollandaise qui s’impose alors au monde. Mais au-delà du réalisme, ces peintures invitent à la méditation, comme le feraient des images religieuses traditionnelles. Dans cette nouvelle société protestante, elles déploient, pour qui sait les lire, de nombreux messages moraux…
 

 

Chers amis du Musée, au plaisir de nous retrouver très bientôt.

Venez nombreux et n'hésitez pas à inviter vos amis et voisins. Cette conférence exceptionnelle est en lien directe avec l'exposition qui se déroule au Louvre jusqu'au 22 mai.

 

 
 

 

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Publié le 14 Mars 2017

 

Cette conférence à deux voix de Marcela de Guadalupe Mainou et Julien Cambriels nous a permis de mieux pénétrer l’oeuvre de Frida Kalho qui est considérée aujourd’hui comme l’une des artistes féminines de l’avant-garde mexicaine des années 1920 à 1950. Elle utilise dans ses tableaux les représentations de son corps, de son intimité comme moyen d’expérimentation picturale et d’auto-analyse.

 

Ainsi notre conférencière, Marcela de Guadalupe pense qu’elle se servait de son propre corps pour exprimer sa vision sur la condition des femmes de son pays. Le tableau intitulé Henry Ford Hospital (1932) qui traite de la fausse couche, expérience vécue par Frida Kalho passe du tabou (confiné au silence) à la révélation publique, montrant l’engagement de sa réflexion sur le corps des femmes.

 

 

 

Compte-rendu de la conférence sur Frida Kalho

Fille d’un père photographe, juif allemand, immigré au Mexique et d’une mère mexicaine, l’enfance de Frida Kalho se déroule à Coyoacan, dans la banlieue de Mexico. Elle grandit dans le mélange des cultures, dans une période politique troublée qui verra la naissance de la révolution mexicaine.

 

Atteinte dès son plus jeune âge d’une poliomyélite, soutenue par son père qui l’élève à la garçonne, elle sera la seule de ses autres sœurs à faire des études secondaires, profitant en ces années 1920 du bouillonnement culturel qui suit la révolution. La redécouverte de l’art populaire, des civilisations précolombiennes, influenceront son œuvre à venir.

Compte-rendu de la conférence sur Frida Kalho

Un terrible accident de tramway, en 1925, la clouera sur son lit pendant des mois. Elle commence alors à peindre.

 

 

 

Compte-rendu de la conférence sur Frida Kalho

Ce n’est que plus tard qu’elle rencontrera Diego Rivera, immense célébrité mexicaine, pratiquant une peinture de la démesure appelée « muralisme ». Elle lui montre quelques-unes de ses œuvres qui intéresseront Diego. En 1929, ils se marient (mariage de la Colombe et de l’éléphant) aboutissant à un couple fusionnel, infernal et atypique.

 

 

 

Ce mariage ouvre à Frida de nouvelles perspectives, comme une exposition aux Etats-Unis, où elle commencera à vendre ses œuvres. C’est dans la galerie de Julien Levy, celle la même qui avait fait découvrir le surréalisme aux américains qu’elle rencontre le succès en lui assurant une indépendance financière. Lors d’un séjour à Paris, son exposition ne rencontrera que peu de succès

et une brouille avec la bande d’André Breton la fera rentrer rapidement au Mexique. En 1938, elle divorce. Les expositions se succèdent à Mexico, New-York, San Francisco. A cette période, les douleurs dans la colonne vertébrale deviennent insupportables, elle contracte une mycose aiguë à la main droite.

 

Diego Rivera est également à San Francisco, il lui propose de l’épouser à nouveau. Ils s’installeront à la casa Azul à Coyoacan après la mort du père de Frida.

 

A partir de 1945, son état de santé se dégrade. En 1950, elle reste alitée 9 mois (opérations, corset de plâtre…) Elle est amputée d’une jambe en 1953. Epuisée par la douleur et les analgésiques, elle s’éteint le 13 juillet 1954 à l’âge de 47 ans.

 

La vie de Frida s’inscrit dans ce début du 20ème siècle, fulgurant, tumultueux, mouvant. Elle rencontre les personnalités qui ont façonné ce temps : André Breton, Marcel Duchamp, Léon Trotsky (dont elle deviendra la maîtresse éphémère). De son côté Diego est tout aussi infidèle.

 

Frida, malgré son infirmité et des douleurs récurrentes sait se montrer séduisante. Elle sait aussi faire sensation par ses tenues traditionnelles mexicaines.

Ses tableaux sont la reproduction de son univers personnel, de son mal être, de ses déchirures, de ses hantises et de sa maladie. En peignant des ex-votos, elle expulse de façon métaphorique la catastrophe, le mal et la douleur qui la ronge. Elle reste une artiste incontournable du 20ème siècle.

 

Compte-rendu de la conférence sur Frida Kalho
Compte-rendu de la conférence sur Frida Kalho
Compte-rendu de la conférence sur Frida Kalho
Compte-rendu de la conférence sur Frida Kalho

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Rédigé par Société des Amis du Musée de la Haute Auvergne

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Publié le 28 Février 2017

Chers amis du musée de la Haute-Auvergne,

Notre Société vous invite à une conférence sur Frida Kalho avec comme conférenciers: Marcela de Guadalupe Mainou, psychanalyste et Juli Cambriels professeur d'espagnol. Ils nous ont fait parvenir un résumé de la conférence qui s'annonce fort intéressant.

Pour rappel, cette conférence est gratuite et ouverte à tous.

Le jeudi 09 mars 2017 à 19h, salle des Jacobins

Pensez à en parler autour de vous.

 

Viva la vida

Vive la vie ! C’est la phrase se détachant en capitales noires inscrite dans une appétissante tranche écarlate de pastèque, que l’on peut lire dans un des derniers tableaux de Frida peint quelques temps avant sa mort. L’artiste mexicaine s’est éteinte en juillet 1954 un an après son amputation de la jambe, elle vivait alors une profonde dépression et elle dut, une fois de plus, se trouver alitée durant une longue période. On ne peut s’empêcher de penser que derrière cette phrase, aussi énigmatique qu’ironique, se détache la devise d’une œuvre toute entière. Nous en explorerons les moments importants et tenterons d’éclairer les œuvres de l’artiste à la lumière d’une vie hors du commun, particulièrement douloureuse et palpitante. La deuxième partie de la conférence sera animée par la psychanalyste franco-mexicaine Marcela de Guadalupe Mainou qui interrogera les distorsions existantes entre les regards européens et américains sur la production artistique de Frida et cernera les conditions culturelles et symboliques permettant l’émergence de cette artiste dans le Mexique post-révolutionnaire. Nous nous attacherons aussi à cerner la singularité de ce féminin qui ne transige pas à exprimer les méandres de son intimité, en faisant dialoguer les œuvres de Frida avec d’autres femmes artistes.

FRIDA KALHO, ICONE MEXICAINE

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Publié le 20 Novembre 2016

 

Mercredi 16 novembre, les adhérents de la SAMHA en association avec les adhérents du Centre Social de Saint-Flour et avec la collaboration du musée de la Haute-Auvergne se sont retrouvés dans les locaux du Centre Social pour découvrir une conférence sur l’Art et l’enfant.

 

Notre conférencière du soir, Emmanuelle Aupècle, de l’association  « Venez et Voyez », diplômée de l’école du Louvre, guide conférencière et spécialiste de la découverte des œuvres « en profondeur » nous à permis d’affiner notre regard et nos perceptions sur une série de tableaux extraits de l’exposition qui s’est déroulée au musée de Marmottan-Monet .

 

A partir d’une dizaine d’œuvres, elle nous a montré les changements qui se sont opérés dans la représentation de l’enfant en peinture. De l’étude artistique et esthétique (l’art du peintre) à la représentation historico-sociale, ces œuvres sont des témoignages de leur siècle. De l’enfance royale ou bourgeoise, à celle de la paysannerie, au tragique de la guerre et des révolutions, tous ces modèles trouvent place dans l’histoire. Ils participent à mieux nous éclairer sur ce qu’étaient les représentations familiales.

 

 

Dans une présentation chronologique débutant avec l’enfant-roi, on y a vu un Louis XIV peint dès son plus jeune âge dans les attributs du pouvoir. L’enfance disparaît dans une représentation très protocolaire sous un manteau d’hermine. Son port altier en fait un héritier de droit divin, il incarne la continuité de la dynastie royale. Le tableau de son père Louis XIII, avec son regard poupin, dégage également de l’autorité, malgré un vestimentaire, au regard de notre XXIe siècle, très féminisé. En ce siècle, seuls ces enfants royaux et bourgeois sont dignes d’être représentés.

 

Louis, enfant roi, 1611 par Frans Pourbus le Jeune, Palais Pitti (fr.wikipedia.org)

Louis, enfant roi, 1611 par Frans Pourbus le Jeune, Palais Pitti (fr.wikipedia.org)

Louis XIV par Juste d'Egmont 1654 (fr.wikipedia.org)

Louis XIV par Juste d'Egmont 1654 (fr.wikipedia.org)

Arrive ensuite le siècle des lumières avec les philosophes. Rousseau devient la figure de proue des idées familiales et de l’éducation. Les représentations de l’enfant deviennent plus maternelles, ainsi certaines femmes se font portraiturer en donnant le sein. C’est l’arrivée d’une nouvelle composition dans le portrait avec des pères ou des mères enlaçant leurs progénitures. Le statut de l’enfant se modifie, il devient un être à part entière qu’il convient de protéger et d’éduquer. On peut maintenant le peindre comme sujet seul, tel Chardin avec : enfant au toton (toupie)

 

L'Enfant au toton Portrait d'Auguste-Gabriel Godefroy Jean-Siméon Chardin

 

Au XIXe siècle, les représentations s’affinent par des tableaux saisissant des instants de la vie paysanne tels : la précaution maternelle et la leçon de tricot de Jean-François Millet ou encore l’enfance urbaine défavorisée comme ces enfants des barricades : les petits patriotes de Jean-Philippe Jeanron

 

 

 

 

La conférence d'Emmanuelle Aupècle sur l'Art et l'Enfant
La conférence d'Emmanuelle Aupècle sur l'Art et l'Enfant

Le XXe siècle marque l’arrivée des surréalistes et de l’avant-garde picturale. A l’instar d’un nouveau langage, ces peintres se dépouillent des oripeaux de leurs prédécesseurs pour ne garder que la fraîcheur de l’enfance. En attestent les dessins de Picasso et d’ Henri Matisse.

 

 

La conférence d'Emmanuelle Aupècle sur l'Art et l'Enfant

C’est avec l’Art brut de Gaston Chaissac que se clôture la conférence dans une débauche de couleurs et de formes infantiles pour mieux dénoncer l’art codifié et classique.

 

Nous vous invitons pour plus de renseignements à consulter le site de l’association :

http://venezetvoyez.fr,

voir aussi le site http://www.lesateliersduregard.fr/

(également sur ce blog, voir dans la rubrique Pages et sites amis).

Vous pouvez télécharger le dossier de presse de l’exposition en tapant : l’art et l’enfant musée marmottant pdf (préciser à la fin pdf pour bien obtenir ce dossier fort intéressant)

Merci de votre participation active à cette conférence et à bientôt.


 

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Publié le 4 Novembre 2016

Bonjour à tous,

Une info rapide sur 2 conférences à ne pas manquer.

 

L'image de soi sur internet, vendredi 4 Novembre à 20h15

par Sébastien JOLIVET, animateur prévention CEMEA

AU CENTRE SOCIAL

 

L'Art et l'enfant, mercredi 16 novembre à 18h00

par Mme AUPECLE, guide conférencière de l'école du Louvre

AU CENTRE SOCIAL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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